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26 avril, 2008

Présentation du BLOG et de ses objectifs.

Nous désirons que ce blog soit un véritable lieu de pensée et de réflexion.

Nous espérons que l’analyse critique et dé-constructive des phénomènes sociaux que nous exposerons au fil des articles , permettra au lecteur d’appréhender le monde social de manière différente, avec plus de réflexivité et de compréhension quant à la complexité de tous les processus économiques et sociaux.

Notre réflexion s’inscrit dans le courant de la sociologie critique, c’est à dire une remise en cause de tout objet observé et observable dans le but de mieux dé-construire le discours de la doxa, l’ordre dominant. « Le sociologue est quelqu’un qui fait des recherches pour armer la critique de la domination avec les outils de la science », dixit Laurent Bonelli.

Nous appelons ici à utiliser la critique pour étudier le monde social environnant. Durkheim nous a appris à écarter les prénotions ; à nous de remettre en cause notre mode de pensée, nos structures cognitives et institutionnelles. C’est ce qui nous parait évident et fondamentalement nécessaire de faire en cette période socio-politico-économique marquée par une privation des libertés individuelles, une censure sur toutes formes de réflexion intellectuelle, une volonté d’uniformisation de la pensée, la dichotomisation de tout phénomène sociale en deux camp : le bien et le mal, et plus grave encore l’exacerbation de toute forme de différences : ethnique, religieuse, politique,….

Nous vous souhaitons une bonne lecture et surtout une réflexion fertile…

Par sociomasques le 26 avril, 2008 dans Presentation
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20 janvier, 2009

Citation

I

Le Parti Imaginaire est la forme particulière qu’assume la Contradiction dans la période historique où la domination s’impose comme dictature de la visibilité et dictature dans la visibilité, en un mot comme Spectacle. Parce qu’il’ n’est d’abord que le : parti négatif de ta négativité, et parce que la sorcellerie du Spectacle consiste, faute de pouvoir les liquider, à rendre invisibles en tant que telles les expressions de la négation – et cela vaut aussi bien pour la liberté en acte que pour la souffrance ou la pollution -, son caractère le plus remarquable est justement d’être réputé inexistant ou, pour être plus exact, imaginaire. C’est pourtant de lui, et exclusivement de lui, que l’on parle sans discontinuer, puisqu’il est ce qui chaque jour fait un peu plus visiblement défaut au bon fonctionnement de la société. Mais on a garde de prononcer son nom – pourrait-on prononcer son nom, de toute façon? -, comme on craignait d’invoquer le Diable. Et en cela, on fait bien: dans un monde qui est si manifestement devenu un attribut de l’Esprit, l’énonciation a fâcheusement tendance à devenir performative. Inversement, l’évocation nominale, ici même, du Parti Imaginaire vaut aussi bien comme son acte de constitution. Jusqu’à présent, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il soit nommé, il ne pouvait être plus que ce qu’était le prolétariat classique avant de se connaître comme prolétariat: une classe de la société civile qui n’est pas une classe de la société civile, qui en est plutôt la dissolution. Et en effet, il ne se compose à ce jour que de la multitude négative de ceux qui n’ont pas de classe, et ne veulent pas en avoir, de la foule solitaire de ceux qui se sont réappropriés leur non-appartenance fondamentale à la société marchande sous la forme d’une non-participation volontaire à celle- ci. Dans un premier temps, le Parti Imaginaire se présente donc simplement comme la communauté de la défection, le parti de l’exode, la réalité fuyante et paradoxale d’une subversion sans sujet. Mais cela n’est pas plus son essence que l’aube n’est l’essence du jour. La plénitude de son devenir est encore à venir et ne peut apparaître que dans son rapport vivant avec ce qui l’a produit, et qui maintenant le nie. «Celui-là seul qui a vocation et volonté de faire naître le futur peut voir la vérité concrète du présent» (Lukàcs, Histoire et conscience de classe).

 

 

Thèse I du Parti Imaginaire dans « Thèses sur le Parti Imaginaire », Tiqqun (Organe conscient du Parti Imaginaire) nº1

 

Ce texte est téléchargeable sur le site http://www.bloom0101.org/, on y trouve l’intégralité des 2 numéros de Tiqqun ainsi que d’autres textes.

Par sociomasques le 20 janvier, 2009 dans Citations
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9 janvier, 2009

Résolutions ?

Ça y est. Les festivités de fin d’année sont terminées, une nouvelle année se dessine. Ce moment donne lieu à l’habitude coutumière des résolutions… mais préférons remplacer le S par le V…parce que…

Parce que la Res Publica a troqué la raison contre la bêtise.
Parce qu’elle promotionne les politricks, ces idéologues de l’hypercapitalisme, ces doxosophes sans consciences, pour passer sous silence ceux qui pourfendent ses piliers, qui ne se contentent pas des apparences, les « dé-constructeurs » du visible, les raconteurs de l’indicible, ceux qui savent encore ce que parler veut dire.
Parce qu’ON nous parle d’égalité alors que les lois et les logiques capitalistes creusent le fossé entre les riches et les pauvres. Ils appauvrissent les plus pauvres pour enrichir les plus riches.
Parce que la dichotomisation de la société engendrée n’a pas empêché le capitalisme de moyenniser la société, permettant de générer une contestation dans le système et non du système.
Parce que la liberté des uns ne s’arrête pas là où celle des autres commence. Oui, nous appelons à s’extirper  de ce principe bourgeois. La liberté enfermée dans un enclos est un non-sens. La liberté des uns commence ou celle des autres commence. Elle se construit ensemble et se partage.
Parce que l’École nous apprend à penser dans le système et, comme toutes les prisons, punit tous les agités qui voudraient penser le système, ses dysfonctionnements voir dé-naturaliser le système. L’École est une institution normative, créant des individus conforment à la pensée, à l’idéologie, à la doxa dominante ; construisant des individus seulement aptes à un avenir professionnel.
Parce que la société a réussi à créer des individus sans consciences, soucieuses de leurs seules apparences externes, douées d’une frénésie consommatrice permanente.
Parce que les dominés s’approprient les codes des dominants.
Parce que le sarkozysme a empli les esprits.
Parce que le mode de vie du « jeune cadre dynamique » est abject. De leur existence né l’inexistence, ils pensent vivre en voulant être partout à la fois, des imbéciles ne sachant pas s’ennuyer et voulant tout, tout le temps. Ce mode de vie a envahit les esprits favorisant l’idéologie bourgeoise capitaliste.
Parce que la lutte des classes est toujours d’actualité.
Parce que le technologisme est Biopouvoir.
Parce que la voiture écologique est une impasse. Tout comme le développement durable est Spectacle.
Parce que le capitalisme même vert restera capitalisme et donc destructeur de l’humanité. Exploitation de l’homme par l’homme, des riches sur les pauvres, du Nord sur le Sud. Arrêtons de vouloir réformer le capitalisme avec des grenelles, des économies pseudo-solidaire, et autres âneries.
Parce que la vie capitaliste est destructrice, mortifère ; le moment est venu d’abolir cette idéologie nauséabonde.
Parce que ce n’est pas l’économie qui est en crise mais l’économie qui est la crise.
Parce que la dette est une illusion pour que nous acceptions la mise en place de politiques antisociales. L’argent né de la dette, la dette est l’argent. Les banques pendant ce temps s’enrichissent en nous faisant passer à la caisse. L’argent lui aussi demande à être détruit.
Parce qu’en réclamant du travail nous réclamons l’exploitation. Arrêtons de chercher du travail,  rejetons l’esclavage moderne. Il est temps de vouloir vivre. À l’idéologie du « travaillez plus pour gagnez plus » nous opposons donc le « travaillez moins pour vivre mieux », et réclamons le droit à la paresse.
Parce que tous les métiers ne doivent pas être défendus (ni sauvés) mais que tous les dominés doivent, eux, être soutenus sans relâche contre les exploiteurs.
Parce que nous sommes, et nous revendiquons, « agités du bocal ».
Parce que révolutionnaire ; Parce que autosnomos.
Parce que nous voulons abolir le pouvoir. Le pouvoir appartient à tous ou n’est pas. All power to the people.
Parce que sous couvert de « sécurité » nous avons accepté des lois antiterroristes qui ne sont en fait que des lois liberticides permettant de qualifier de terroriste tout critiqueur du système, de pénaliser l’anticapitalisme et tous ceux qui tentent que leurs modes de vie soient modes de luttes.
Parce que les élections sont une grande farce (médiatico-politique) qui n’ont pour seul but que de faire miroiter une dêmos krátos où les agents sociaux se croient libres. L’électoralisme de partis se revendiquant révolutionnaires est donc un non sens, une erreur, favorisant la justification de cette mascarade.
Parce que domination des « représentants » sur les « représentés », au bulletin de vote nous opposons le pavé.
Parce qu’au coup de poing nous répondons par le coup de pied.
Parce qu’il est temps d’arrêter de chanter et de commencer à danser. By Any Means Necessary.
Parce que pour un bout de papier qui manque, ON tue des individus en les expulsant vers des pays qu’ils ont quitté non par plaisir mais par nécessité.
Parce que sans ce bout de papier nous devenons des sous-hommes.
Parce que le moment est venu d’ouvrir les portes des prisons, des centres de rétention et des hôpitaux psychiatriques.
Parce que…
Parce que de la destruction né la création.
Parce que nous refusons de voir la réalité telle que l’ON nous la montre.
Par conséquent nous appelons à la reconquête des esprits dans l’espoir [but] de détruire la machine capitaliste.
Oui pour tout cela et pour tant d’autres choses encore, plus que de réSolutions besoin de réVolutions…ou plutôt  d’INSURECTIONS.

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Par sociomasques le 9 janvier, 2009 dans Non classé
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19 décembre, 2008

POURQUOI JE NE METS PLUS DE NIKES !

Je commencerai par dire qu’ici la marque m’importe peu, quand je parle de Nike, je parle de ces industriels de la basket dans leur ensemble…Pourquoi je ne mets pas de Nike ?? J’entends déjà les remarques et les critiques fusées, «  oui mais si on met une autre marque, ou une sous marque c’est pareil, c’est fabriqué dans les mêmes usines en Asie et dans les mêmes conditions, il faut bien mettre des basquets toute façon, on ne va pas marcher en sandale,  puis Nike c’est solide !!! »…Cette réplique toute faite, je la connais bien, car je l’utilisais sans cesse pour justifier et expliquer, moi l’anticapitaliste, les contradictions et les compromis quotidiens dans mes idéaux.

Moi qui suis née dans les années 80, génération ou Jordan faisait rêver tous les fans de sport, du ghetto de Harlem à tous les petits blancs incapables de mettre un panier même à 1 mettre, ou les rappeurs faisaient des chansons à la gloire de leur trois bandes…à cette époque et aujourd’hui peut être davantage, il fallait avoir une paire de Nike , sinon dans la cour d’école on était rien, ou j’ai envie de dire on était moins que rien…Avec le recul j’ai été complètement idiot d’arborer fièrement ces logos à mes pieds, qui avait saigné le portefeuille et le budget de mes parents…je l’ai compris trop tard, comme j’ai compris trop tard que ma fierté pédestre, avait aussi saignée les mains de petits thaïlandais, payés a coup de centime pour la confection de ces mêmes baskets…et aussi du même coup enrichie fiévreusement les dirigeants et les actionnaires de ces entreprises, apparemment insensibles à cette contagion planétaire d’hémophilie…

Une fois au courant de ces pratiques industrielles écoeurantes, notamment par le biais de chanson comme esclave 2000 d’assassin…d’ailleurs je ne comprends pas pourquoi Rocking Squat pose en aire force sur la pochette de son album  to hot for te TV… donc une fois au courant de ces pratiques industrielles écoeurantes,  disais-je, ça ne m’a pas arrêté dans ma volonté , pour ne pas dire conviction, de porter des Nikes…même quand ma mère n’avait pas le budget nécessaire pour me payer ce plaisir à la hauteur d’un cinquième du SMIC, je trouvais d’autres ficelles, d’autres filons, celles du marché informel et des petits trafics….N’ayant pas les moyens légaux d’accéder aux biens de consommation que la société fabrique, promotionne jusqu’à l’idolâtrie, beaucoup de jeunes de la classe populaire se rabatte sur le trafic…Combien de jeunes de quartiers finissent en prison,  juste pur mettre une virgule à leurs pieds et un crocodile sur leur blouson…

Je n’ai pas changé ma pratique, même quand j’ai appris plus tard que le verbe brand en anglais, la traduction de marque, venait du verbe branding, marquer ; l’action de marquer comme le bétail et jadis les esclaves…sauf que la clou du ridicule, on ne me marquait pas de force, je décidais volontairement de me faire marquer, je payais ça et j’aimais ça…pratique sadomasochistes peut-être….ne riez pas trop vite et regardez vos pieds…et oui ça fait mal hein ?  C’est toujours comme ça la première fois…

Il faut dire qu’avec une bonne paire de baskets , une fois marqué, on peut s’identifier à un groupe , à une tribu, ça a un effet structurant et socialisateur pour le préadolescent nous dise les psychologues et autre adeptes de la sociobobologie , la construction identitaire passe par la consommation de produit identificateur….à croire qu’ils sont eux aussi actionnaires des ces firmes pour propager ce genres d’idées….Enfin bref, je m‘identifiais ainsi à la famille du hip hop….Mathieu Kassovitz, le réalisateur de « La haine », qui ne l’a plus tellement depuis, disait dans le reportage « Sneakers »  (baskets en anglais), un reportage qui raconte l’histoire de la basket de marque, son infiltration dans le hip hop par le biais du dollar et bien entendu des rappeurs cupide et au texte vide , et la vie des collectionneurs de basquets dans le monde…un film sur une nouvelle idolâtrie, celle du logo …donc Kassovitz, disais-je, est interviewé par l’équipe du film et dit devant la caméra, « la air force est au hip hop ce que le crucifix est à l’église »  ( modèle de basquet Nike très prisé par les hipopers)…la métaphore est pas mal reconnaissons le… sauf qu’elle est révélatrice d’une génération consuméristes, sans valeurs autres que cette nouvelle forme d’idolâtrie du logo…

Un peu plus tard étudiant énervé et motivé par un changement idéaliste de la société, j’arborais déjà moins fièrement ma paire de Nike dans les manifs, face au CRS, quand je scandais des slogans du type « police : milice du capital !!» et que ces derniers devaient penser, enfin pour ceux qui avaient suffisamment de capacité réflexive, «  étudiant gauchiste : agent promotionnel du capital »…vous avez déjà vu un panneau publicitaire vouloir la peau du capitalisme ? …Non ? Alors vous ne m’avez pas vu ou croisé en manif à cette époque…Je disais aux gens : « c’est des bonnes chaussures au moins avec ça, ce je peux courir vite… » J’en ai sortit des conneries pour ne pas regarder en face mes contradictions…..

Sauf que maintenant , j’en ai assez de me voiler la face….on a tous des contradictions certes….mais il y a aussi des solutions alternatives à ne pas oublier et des fondements à ne pas renier…J’entendais l’autre jour, Olivier Besancenot le porte parole du nouveau parti anticapitaliste, qui suivit par une caméra de télévision durant sa tournée quotidienne de facteur, et interpellé par le journaliste au sujet des ses baskets Nike…le journaliste lui demandait s’il n’y avait pas là une contradiction entre d’un coté arborer le symbole du capitalisme et de l’autre créer un parti politique voulant sa mort….et le facteur préféré des français de répondre « on a tous nos compris »….triste réplique dans la bouche du porte parole de la nouvelle gauche…je n’ai rien contre Besancenot, même si de fois je le trouve consensuelle sur bien des points, opposition au sabotage comme moyen d’action… la bobo révolution est contre l’action directe…….mais cette phrase est révélatrice de NOS comportements ambivalents pour ne pas dire totalement schizophréniques….un coté révolutionnaire et un coté consommateur…certains dirons les deux faces d’une même pièce….c’est ça !!! Autant allier sincérité et conspiration…

S’en est assez, réveillons-nous et modifions nos comportements les plus élémentaires…arrêtons de dépensez autant d’argent dans des paires de baskets, pour financer les campagnes publicitaires hors de prix et les sponsors en salaires de ces stars du foot qui deviennent chaque jour un peu plus indécents…

« Oui,  mais des Nikes c’est plus solides » j’entends encore…c’est plus solide !??

Alors pourquoi tous les 3 mois vous devez retourner au magasin acheter une nouvelle paire, car le cuir ou le synthétique de vos « airs max »  s’est déjà tout fripé…en plus vous n’avez pas l’impression qu’il vous prennent pour des cons ??  ils ne font même plus d’effort de stylisation et sortent tous les ans une paire déjà vielle de 20 ans, qu’ils réactualisent au niveau des coloris…et tous les deux mois, ils sortent une nouvelle couleur et vous tombez dans le panneau . Ce n’est pas un nouveau modèle, c’est juste une nouvelle couleur !!! C’est vraiment une tactique commerciale de vautour et de requin !  D’ailleurs pas étonnant qu’il est appelé un de leur modèle le plus vendu : « les requins »….

Arrêtons de dépenser autant d’argent pour ces produits de consommation qui nous servent à rien. Ça ne change en rien d’avoir ou pas des baskets de marque.  Certains vont dire « ça change le regard des gens »…oui ça change le regard des gens matérialistes et égocentriques, possédés par l’envie de TOUT posséder…vous voulez plaire à ce type d’individu, partagez avec ces gens, quand bien même partager ferait parti de leur vocabulaire, vous voulez construire une société avec ce type d’individu, allez directement dansé avec le sheitan au bord d’un précipice,  ça sera plus rapide …

Croyez moi, la personne qui met des chaussures sans marque, fait preuve aujourd’hui d’humilité en acceptant de ne pas briller par ses accessoires au milieu des autres…

Si vous achetez une paire de baskets à 120 euros tous les quatre mois, disons qu’à partir de ce jour, vous décidez d’acheter une paire à 30 euro maximum, une fois ou deux fois par ans, cela fait des économies de près de 300 euros par an….Vous imaginez ce que l’on peut faire avec une somme comme celle-là ? Bien sur il ne faut pas aller dépenser cet argent dans d’autres accessoires inutiles, dans d’autres vêtement de marque, mais essayer de dépenser cette argent intelligemment…Imaginez maintenant, si vous et vos amis réalisez cette opération sur 1 an vous économisez, pour dix personnes,  3000 euros !  Si faites le compte vous-même… vous imaginez ce que vous pouvez  faire avec cette somme, vous pouvez monter et développer des projets en tout genre, faire acte de charité, d’aumône, sadakka, fisabilillah…monter ses groupes de réflexion, des associations utiles et efficaces….indépendante et active….

Il ne suffit pas d’imaginer….il faut agir, et passez le message….. Vous n’etes pas esclave, ni physique, ni mental de cette société…. Il faut briser les chaînes de la néocolonisation capitaliste et consumériste de VOS esprits….Vivez LIBRES…. Dé-MARQUEZ VOUS!!!

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Par sociomasques le 19 décembre, 2008 dans ANTI CAPITALISTE
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La Publicité apologie du mensonge!

La preuve par l'image...La preuve par l'image...

 

« L’objet dont on attend un pouvoir singulier n’a pu être proposé à la dévotion des masses que parce qu’il avait été tiré à un certains nombre d’exemplaires pour être consommé massivement. Le caractère prestigieux de ce produit quelconque ne lui vient que d’avoir été placé à un moment au centre de la vie sociale, comme le mystère révélé de la finalité de la production. L’objet qui était prestigieux dans le spectacle devient vulgaire à l’instant où il entre chez ce consommateur, en même temps qu’il entre chez tous les autres. Il révèle trop tard sa pauvreté essentielle, qu’il tient naturellement de la misère de sa production. Mais déjà, c’est un autre objet qui porte la justification du système et l’exigence d’être reconnu. L’imposture de la satisfaction doit se dénoncer elle-même en se remplaçant, en suivant le changement des produits et celui de la condition générale de la production. […]Chaque nouveau mensonge de la publicité est aussi l’aveu de son mensonge précédent ».

Guy DEBORD « La société du spectacle » 

Par sociomasques le 19 décembre, 2008 dans Citations
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CONSOMMEZ INTELLIGEMMENT

Par sociomasques le 19 décembre, 2008 dans boycott israel
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11 décembre, 2008

Nous sommes tous des grecs

Nous sommes tous des grecs, nous dit-on dans les livres d’enseignement de l’éducation nationale… Nous sommes- nous français- héritiers de la démocratie athénienne de Platon à l’agora…nous avons intériorisé et remanié ces concepts de démo-cratie…. Nous assistons aujourd’hui à une révolution démocratique contre cette oligarchie maçonnique qui impose ses doctrines libérales et dont l’objectif ultime de l’avènement d’un nouvel ordre mondial ne saurait tarder…le grand architecte a posé les fondations très solides, et avec le maître d’œuvre arrivent  aujourd’hui des bétonnières pour nous ensevelir sous un modèle orwellien…. Ce qui se passe aujourd’hui en Grèce est l’ultime forme de résistance démocratique….les émeutiers ne se trompent pas de cible en brûlant des entreprises d’assurances et des banques ….je suis heureux de voir qu’il s’agit pour la plupart d’étudiants issus de la classe populaire grecque qui se lève contre l’oppression des banksters…et à la fois déçu devant la rigidité, l’immobilisme des étudiants français face à ce soulèvement de la jeunesse européenne, et devant leur soumission à ce système féodal….peut être attendent-ils que les jeunes de banlieue crament tout , pour enfin se réjouir ….mais sans pour autant traverser les rues qui séparent leurs facs des quartiers populaires, pour les rejoindre dans cet appel à la résistance civique…j’irais presque jusqu’à proclamer aujourd’hui  ma filiation avec les démocrates grecs…. Devant l’acharnement politico-médiatique à étouffer, bâillonner et falsifier les causes socio-économiques de cette nouvelle forme de résistance démocratique, j’ai décidé de couper le câble de mon antenne télévision… pour enfin me libérer de cette matrice infernale dans laquelle ils tentent de nous enfermer… Devant la résistance des mes concitoyens à déconstruire et à rejeter massivement cette doctrine libérale, hygiéniste, aliénante, destructive, sécuritaire, nationaliste, patriotique, esclavagisante, satanique, inégalitaire, féodalisante, occidentalo-suprématiste, occidentalo-centriste, économico-spéculative…je prends la décision de sortir de la matrice, à défaut de pouvoir ensemble la déconstruire et la réduire à néant – tant l’individualisme de notre société à ronger toutes formes de solidarité et entraîner les individus dans une compétition méritocratique où l’on doit réussir en écrasant les siens, à montrer ces dernières décennies ses résultats- Je décide dès aujourd’hui de rejeter entièrement et radicalement ce rêve -qui me fut inspiré par une idéologie aliénante – de l’American way of life, du berceau à l’université- par des instituteurs formatés et des sociologues corrompus, par mes parents en-matricés et mes amis consuméristes, par des institutions maçonnisées et des médias idéologisés….je rejette le modèle de la consommation à outrance, de la croissance absolue qui entraîne un peu plus chaque jour notre planète bleue vers le gris d’une condamnation et d’une destruction écologique inévitable….je ne consommerai dès aujourd’hui que le NECESSAIRE, je ne veux plus contribuer à cette société du logo, où l’on se crève la santé à payer des objets manufacturés d’aucune utilité, qui n’ont aucune saveur et aucun charme- si ce n’est d’être valorisés par une propagande mediatico-économique-…. et une fois ces objets dans notre salon, nous regrettons très vite de les avoir achetés… d’avoir acheté au prix de plusieurs JOURS de travail, ces basquets à 150 euros qui décrépissent en moins de trois mois, et dont le cuir est taché par les bénéfices sanguinolents des industries agroalimentaires et de leur maltraitance envers des centaines de milliers d’animaux, et aussi tachés du sang de milliers d’enfants asiatiques exploités dans des conditions de travail inadmissibles pour le confort de nos petits pieds d’occidentaux, le confort des ces industriels cupides qui se réjouissent de voir leur logo être le sponsor de ces matchs de foot qui cumulent des millions d’euros…les jeux du cirque calmaient la foule de Rome quand les prix du pain était à la hausse, aujourd’hui un OM- PSG atténue la frustration et la lente dépression du prolétaire, qui voit à chaque but de son équipe favorite s’éloigner temporairement ses problèmes, il se noie alors dans l’ivresse sportive et la recette miracle de l’absurdité : prozac-Heineken….

Aussi nous regrettons toujours et très vite d’avoir acheté ce meuble dans ce temple de la consommation suédoise où on nous sert des gâteaux au Daim accompagnés d’un soda gazeux pour mieux nous faire avaler la pilule de la déforestation…. Nous regrettons d’avoir débité nos comptes avec de l’argent-dette pour ce meuble qui ne sert à rien d’autre qu’à contempler les yeux de nos amis ancrés dans cette spirale du consumérisme et à guetter leurs compliments sur notre nouveau mobilier qui n’arrivent  même pas en fin de repas, tellement ils sont rongés par cette volonté de posséder toujours mieux que leurs propres amis….nous regrettons alors le vieux meuble de famille dont nous nous sommes débarrassé une semaine avant – meuble chargé d’une histoire familiale – qui a fini récupéré par les montres – au sens littéral et figuré – pour être broyé dans des décharges publiques afin de contribuer à cette société où la croissance et la nouvelle religion et l’écran plat sont notre nouveau crucifix…

Dès à présent je me refuse à jeter, changer ou remplacer tout objet tant soit peu en bon état, pour ne plus alimenter cette tornade consumériste qui aura tôt ou tard notre peau de pauvres – quand nous finirons dépecer pour en faire des chaussures en cuir, lorsque le comportement inhumain de ces entreprises de l’agro alimentaire, de la pétrochimie, de l’auto mobile, de la pharmaceutique, aura décimé entièrement l’espèce animale…nous finirons peut être par être dés-organisés, au sens médical du terme, pour ajouter quelques années de vie aux milliardaires adeptes du post-humanisme…un rein vaudra un repas à Mcdo…..ça se passe comme ça dans notre société….

Client : « si je rajoute un œil, je peux avoir un milk-shake à la fraise ? »

Employé : « oui et cette semaine il y a une offre promotionnelle : pour 5 doigts vous avez sur le muffin au chocolat »

Client : « très bien je prends»

Employé : « veuillez passer en salle de démembrement pour le paiement ! En vous souhaitant un bon appétit et en vous remerciant de votre visite… »

Nous sommes tous des grecs m’a-t-on dit…rien a voir avec le sandwich à l’agneau et à la sauce blanche servi dans ses snacks qui deviennent aujourd’hui les seuls restaurants accessibles pour toute une partie de la population…triste époque ou le repas fast-food est devenu un luxe et la sortie hebdomadaire voire mensuel de famille avec enfants….

Mais l’important est simplement de s’alimenter….alors des aujourd’hui je refuse de consommer ces gâteaux emballés dans une boite en carton plastifié et un emballage plastique, et où chaque gâteau est lui-même emballé dans une portion individuelle…en même temps ça parait tout à fait normal la portion individuelle pour une société individualisante…avec ce genre d’emballage les produits pourraient tenir des mois sans dépérir… mais cela n’empêche pas les industriels de la consommation de jeter des tonnes de produits à la benne à ordure lorsque la date de péremption – fictive – est arrivée à son terme….Ils jettent , ils jettent, mais n’oublient pas d’asperger le tout d’essence de térébenthine et de javel…on ne sait jamais si des parasites de pauvres trouvent le moyen d’accéder à cette nourriture…ce serait une perte d’argent pour l’industriel cupide, même si ces pauvres n’ont pas les moyens d’acheter dans son centre commercial… « Ils n’ont qu’à travailler nous dit-il !!!!! » c’est logique, lui il fait travailler son argent, comme on n’en possède pas on fait travailler nos muscles et nos corps sous alimentés…

Ah, ces centres commerciaux… temple de l’adoration du monde moderne…un jour m’a-t-on dit un homme chassa violemment les marchands du temple de Dieu et de la foi…Mais c’était sans compter sur l’ingéniosité de ces marchands, qui créèrent leur temple un peu plus loin….avec l’idée astucieuse de remplacer Dieu par des biens de consommation –qui selon la propagande publicitaire feront de vous un dieu… « Avec le nouveau déodorant à la senteur de bois exotique du Nicaragua et au extraits de pamplemousse sauvage du Burkina, vous deviendrez plus attirant et plus séduisant qu’Eros lui-même….Avec ce soda au 24 vitamines et hormones de taureau vous deviendrez plus fort qu’hercule lui-même…. » Après achat frénétique et consommation on s’aperçoit vite qu’on attire que les mouches et les moustiques avec cette odeur de fruit et qu’on a attrapé un mal de bide avec tout le soda ingurgité, sans pour autant avoir l’allure d’un haltérophile…

Ah, il faut le voir pour le croire, ces temples du consumérisme un samedi après midi- bientôt un dimanche après midi- sont assaillis par des milliers de personnes, dont la seule jouissance est de remplir d’objets manufacturés leurs beaux caddies….ils entrent pour acheter une salade à 2 euros…ils ressortent avec un appareil photo 9 millions de pixel et un crédit revolving à 19%…maintenant à coté des distributeurs de billet il y a des salles prévues pour endetter les gens sur 5 ans….c’est beau !!!! en plus un appareil à 9 million de pixel, la personne pourra photographier tous les stades de sa chute vers la précarisation et la paupérisation : son licenciement pour cause de délocalisation, la grève des syndicats qui obtiennent que des promesses…mais aussi des dessous de table pour fermer leur clapet, ranger leur pancarte et crier au terrorisme quand il y a des actes désespérés de sabotage …il pourra aussi photographier la saisie de ses biens par les huissiers…son expulsion de son logement….sa première nuit dehors… sa chute dans l’alcoolisme…après…ben après il n’y a plus de pile faut pas exagérer non plus…elles durent deux fois plus longtemps, mais elle ne sont pas éternelles non plus….elles finiront dans une décharge tenir compagnie à ce nouveau SDF en quête de nourriture et aux vers de terre et engendreront un peu plus la contamination des nappes phréatiques et des poissons…en même temps des poissons au mercure c’est bien, ils nous donnent la température de l’eau….

Mais pourquoi ne réfléchissez-vous donc pas…POURQUOI ???

Peut-être en rentrant chez lui le citoyen moderne – ou plutôt « the human-robot-slave »- n’a qu’une envie après une activité de shopping intense…-si c’est du sport, il n’y a qu’à voir les jours de soldes, les gens se battent pour un tee-shirt à 50% – alors que le prix de fabrication en chine est inférieur de 90% aux prix de l’article soldé- enfiler ses charentaises et ingurgiter ces nouveaux chips goût crabe et ananas et avaler intellectuellement – enfin mécaniquement dirai-je – les émissions télévisées où la culture a été tuée par l’absurdité et l’art remplacé par de la bouffonnerie…

Il faut les voir les gens se piétiner pour avoir la dernière paire de chaussures taille 42…certains employés laissent même leur vie dans cette arène des temps modernes où le gladiateur est remplacé par le consommateur…le PDG du haut de son bureau de direction – tel césar – contemple le spectacle part l’intermédiaire de ses caméras de surveillance, tout en comptant les bénéfices monstres qu’il réalise à chaque seconde….

Mais pourquoi ne consommez-vous pas que le strict NECESSAIRE ??? Pourquoi ???

Bulletin de vote

Par sociomasques le 11 décembre, 2008 dans ANTI CAPITALISTE
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28 novembre, 2008

A propos des sabotages…



Parlons un peu de l’actualité.

Il y a quelques jours la SNCF a subi des sabotages. 10 personnes, qualifiées « d’ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome » dixit Alliot-Marie, ont été arrêtées alors même que les preuves manquent…
Nous pouvons émettre plusieurs remarques sur ce sujet :

Nous avons pu constater que la quasi-totalité des syndicats et groupes politiques ont condamné les agissements, pas un mot sur les personnes arrêtées, il semblerait que la présomption d’innocence ne soit pas leur fort…. Seuls des groupes comme la Fédération Anarchiste ou la CNT (des anars…) ont apporté leurs soutiens aux personnes arrêtées. Que font les autres anti-capitalistes – ceux qui aiment fleureter avec le pouvoir ? Ils condamnent le sabotage sans aucune prise de recul, sans aucune réflexion.

Il est quand même dommage qu’un parti comme la LCR déclare que « les actes de sabotage ne sont pas et ne seront jamais les nôtres » ou que SUD-RAIL parle de « terrorisme ». Dommage oui. Affirmation d’ordre sentimental inspirée de la morale des exploiteurs. Il semblerait que ces groupes aient oublié de regarder le passé, en particulier Emile Pouget qui fut secrétaire adjoint de la CGT de 1901 à 1908. Lui et son fameux « À mauvaise paye mauvais travail ! » qui appelait à des actions de sabotage comme moyen de lutte. C’est ce qu’on nomme un révolutionnaire…. Nous devrions nous demander pourquoi cet outil ait été mis de côté par les syndicats ? Il est vrai que Jaurès répugnait cette méthode…
Néanmoins SUD-RAIL, qui s’est réjouit que parmi les personnes arrêtées aucune n’est cheminot, devrait se rappeler que « 
c’est en 1895 que, pour la première fois, en France, nous trouvons trace d’une manifestation théorique et consciente du sabotage : Le Syndicat National des Chemins de Fer menait alors campagne contre un projet de loi – le projet Merlin-Trarieux- qui visait à interdire aux cheminots le droit au syndicat. La question de répondre au vote de cette loi par la grève générale se posa et, à ce propos, Guérard, secrétaire du syndicat, et à ce titre délégué au Congrès de l’Union fédérative du centre (parti Allemaniste) prononça un discours catégorique et précis. Il affirma que les cheminots ne reculeraient devant aucun moyen pour défendre la liberté syndicale et qu’ils sauraient, au besoin, rendre la grève effective par des procédés à eux ; il fit allusion à un moyen ingénieux et peu coûteux : « … avec deux sous d’une certaine manière, utilisée à bon escient, déclara-t-il, il nous est possible de mettre une locomotive dans l’impossibilité de fonctionner… »[1]. Dommage que la mémoire soit défaillante chez les « anti-capitalistes »…

Ce que nous pouvons constater aussi, est le sort médiatique qui advient à ces autonomes. A supposer que tous sont des autonomes, pourquoi alors leur désigner un chef. Les journalistes ne pourraient-ils pas un temps soit peu faire leur boulot et se renseigner sur ce qui est nommée la mouvance autonome !? Les autonomes ne peuvent avoir de chef de part leur refus de la domination, du pouvoir délégué, le pouvoir est collectif ou n’est pas! Est-il si difficile d’imaginer un monde sans chef ! Oui des gens croient en une totale égalité, et refusent la hiérarchisation verticale et défendent une position horizontale… Donc non je doute fortement (connaissant surement plus que les journalistes les écrits de leur présupposé chef Julien Coupat) qu’il y ait un chef dans ce groupe. Pour info Coupat est l’un des fondateurs de la revue Tiqqun, revue qui puise son inspiration dans le situationnisme et le lettrisme. Tiqqun est l’organe conscient du parti imaginaire. Une référence dans les milieux anarchistes, tout comme l’ouvrage écrit par le comité invisible (dont deux des personnes arrêtées « seraient » membres) « l’insurrection qui vient »[2] aux éditions La Fabrique qui connaît aujourd’hui la meilleure des publicités[3]. Et qui contrairement à ce que prétendent les médias, la police, le procureur, etc. ce « bréviaire anarchiste », n’a rien d’être un « manuel de (la) révolution », ce n’en est tout simplement pas un mais plutôt un essaie/pamphlet politique qui crée des ouvertures et qui mérite d’être lu.

Ce que nous pouvons en déduire :

Des groupes comme la LCR ou SUD-RAIL en ne regardant que les actes de sabotages ont voulu se démarquer d’une mouvance « plus à gauche », plus « révolutionnaire » qu’eux ne peuvent l’être : eux n’usent d’aucune forme de violence ; ils pétitionnent, manifestent, et de temps à autre usent de la grève, mais en aucun cas jamais n’utilisent le sabotage comme outil de lutte…. ; mais surtout, par leurs déclarations, ont voulu montrer pattes blanches, le politiquement correct de leurs groupes (politique et syndical) aux medias et à ce que l’on appelle couramment l’« opinion publique ».
 Le problème posé par ce rejet « sans concession » du sabotage, et donc de l’importance démesurée donnée à cet acte amène à oublier ce qui se cache derrière. Plusieurs points:

1/ que les personnes arrêtées sont, jusqu’à preuve du contraire, innocentes – et pour l’instant absolument rien ne peux prouver leur culpabilité ; bien au contraire. Car ce n’est pas avec du matériel d’escalade, des horaires de trains et un livre qu’ils vont pouvoir justifier de la culpabilité des inculpés. Les personnes épris de justice devraient essayer de s’en rappeler…

2/ que ces personnes étaient en fait suivies depuis plusieurs mois. Les raisons de ces filatures ? La réponse : leurs idées politiques ! Tout simplement…trop simplement…

Ces personnes n’ont donc pas été arrêté pour actes de sabotages mais bien pour leur appartenance à une « mouvance autonome », cette mouvance dite « ultra-gauche » qui est une pure construction de « nos » dirigeants dans le but de bâillonner tous ceux qui souhaitent lutter contre les politiques antisociales. Tous ceux épousant des volontés révolutionnaires ! Les politricks fabriquent des images de terroristes pour détraquer le regard de la population sur ces individus qui tentent de mettre en pratique leur théorie. Aujourd’hui des « « ultragauches » », demain il suffira de se revendiquer anticapitaliste (comme le fait la LCR et le NPA par exemple), après demain…

Tout cela est possible par les lois dites « anti-terroristes », qui sous couvert de « sécurité », n’ont pour but que de contrôler la population, et qui, malheureusement, ne sont pas rejetées par assez de personnes.

L’usage de cet outil de lutte que représente le sabotage peut être discuté entre nous mais ici le problème est plus grave : en 2008, sous le règne sarkozyste, on enferme des individus pour leurs idées politiques[4] ! Après Jann-Marc Rouillan qui a été remis en prison pour avoir donné un entretien au journal L’Express, le gouvernement, à travers ses chiens de gardes, fait arrêter des individus qui ont adopté un mode de vie qui soit aussi mode de lutte - politique de l’insurrection locale contre la gestion globale. Cela n’est pas tolérable. Nous devons tous faire bloc derrière ces personnes – faire abstraction de nos divergences – et les soutenir sans aucune réserve ni contrepartie[5]. Sinon il ne faudra pas venir pleurer lorsque des syndicalistes ou militants politiques plus réalistes se retrouveront eux aussi derrière les barreaux…

LIBÉRATION IMMÉDIATE DES PRISONNIERS !

SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES

USONS DU SABOTAGE COMME OUTIL DE LUTTE

Pour ceux qui le souhaitent il est possible de signer une pétition sur le site de soutien aux inculpés : http://www.soutien11novembre.org/index.php?option=com_content&view=article&id=22&Itemid=17

Pour les toulousains :

SAMEDI 29 NOVEMBRE 14 Heures

Rassemblement devant le monument de la Résistance, Allées Frédéric Mistral




[1]   Je vous renvoie à la brochure d’E. Pouget, “Le Sabotage” facilement trouvable sur la toile.

[2]   Téléchargeable librement : http://www.lafabrique.fr/IMG/pdf_Insurrection.pdf  ATTENTION toute possession de cet ouvrage implique, de la part des représentants de l’ordre, une affiliation avec le monde terroriste…a vos risques et périls… (Semi-humour… un maximum de monde devrait le placer dans sa bibliothèque)

[3]     http://www.lafabrique.fr/chronique.php3?id_article=324
http://www.lafabrique.fr/article_livres.php3?id_article=215

[4]    Cette phrase est plus que contestable. En effet il existe déjà des prisonniers politiques en France. Pas besoin de Sarko pour cela. Je pense notamment aux prisonniers basques, mais aussi aux membres d’Action Directe et bien d’autres encore…

[5]    Il existe un comité de soutien : http://www.soutien11novembre.org/

 

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Par sociomasques le 28 novembre, 2008 dans Non classé
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28 août, 2008

REPONSE DES SOCIOLOGUES MASQUES AU SOCIOLOGUES DU MIRAIL

Avertissement : Cette lettre fait suite au premier courrier que nous avons adressé aux sociologues de l’université du Mirail de Toulouse. Ayant été surpris des réponses reçues, nous avons décidé de leur renvoyer une deuxième lettre. C »est celle-ci que nous vous présentons ici. Nous avons fait le choix de ne pas mettre les réponses reçues, pour respecter l’anonymat de leurs auteurs.   Nous avons été réellement surpris de voir que cette lettre anonyme, ait provoqué tant de réactions de surprises, d’agacements, d’incompréhensions, bref qu’elle ait réussie à créer en un mot autant de débat. Nous ne pensions pas déclencher tant de réactions, certaines très intéressantes, d’autres disons le vindicatives.
Nous avons longtemps hésité à retourner une réponse, tellement nous avions l’impression que notre lettre avait créé chez certains de l’énervement et qu’elle ait été perçue comme une provocation.
 
Que ce courrier ait été perçu comme une intrusion dans l’espace de l’université nous le concevons, mais qu’il ait été perçu comme une tentative d’injonction sur le registre de l’inquisition à l’encontre du programme de l’UFR de sociologie, nous a laissé véritablement sans voix. Aussi qu’il ait été perçu comme une intervention évaluatrice est totalement aberrant et ce serait nous conférer des compétences que nous n’avons malheureusement, ou heureusement pour certains, pas acquises lors de notre formation.
Cette lettre partait d’un constat et soulevait une interrogation simple, voire nous pouvons vous l’accorder assez simpliste «  Où est passé la sociologie critique dans le programme du master 1 de sociologie ». À aucun moment nous avons eu l’impression de remettre en cause, ni critiquer le programme dans sa totalité, nous voulions juste mettre en évidence ce qui nous paraissait être des impasses ou simplement des oublis. Nous ne voulions accuser personne, nous vous avons simplement adressé nos incompréhensions.
Avec un peu de recul, il est vrai que cette lettre aurait pû porter non pas seulement sur le contenu du M1, mais sur l’ensemble de notre carrière universitaire, ainsi que, bien entendu sur la frilosité sociologique ambiante. Il nous semble donc dommage d’entendre dire « patientez un peu, la suite va vous plaire ». C’est ce que nous nous sommes dit au début, nous avons attendu… et nous attendons encore.
 
Non ne vous trompez pas, il n’y a aucun mépris dans nos propos. Notre but ici n’est pas de mettre à mal le pluralisme sociologique, bien au contraire. Mais nous estimons justement que ce pluralisme a tenté, et en grande partie réussi, à évincer la sociologie critique. P. Bourdieu nous l’a appris, « si la sociologie a un rôle, ce serait plutôt de donner des armes que de donner des leçons », hors il nous semble que la sociologie (soit disante) pluraliste a oublié son rôle de « fournisseur d’armes ». Elle tend plutôt à servir de légitimation à/de l’appareil étatique. C’est pour cela que nous appelons à une sociologie réellement plurielle, digne de la plus belle des sociologies. Nous soutenons le pluralisme et c’est pour cela que nous vous interpellons.
 
Peut être comme nous l’on dit certains la forme était inadmissible. Mais nous ne comprenons pas en quoi l’anonymat peut être provocateur et encore moins en quoi cela peut s’apparenter comme certains l’ont dit à des procèdes qui ne sont pas étrangers à certaines périodes de l’histoire, pourtant si sombres….notre style peut déplaire nous le comprenons, mais nous sommes vexés par ce simplisme qui permet de ne pas remettre en cause son mode de pensée.
Là encore l’analogie est totalement aberrante, lorsque l’on sait que de nombreux ouvrages, nombreux articles sont écrits sous la plume de l’anonymat ou d’un pseudonyme parfois provocateur et injurieux.
Ici au contraire, ce pseudonyme de « sociologues masquées » n’ait en rien injurieux. Il est vrai que nous aurions dû nous appeler « sociologues anonymes » ou encore mieux « apprentis sociologues anonymes » mais c’est beaucoup moins humoristique que celui que nous avons choisi. Et nous avions justement misé sur l’humour pour atténuer et désamorcer cette lettre. Malheureusement cela n’a pas joué cette fonction et l’explosion ou devrions nous dire l’implosion a eu lieu. Nous ne pensons pas avoir eu un comportement puéril, digne d’une crise d’adolescence. Notre méthode déplait d’accord, nous prenons note, nous en excusons, mais nous nous ne découvrirons pas, la renommé ne nous intéresse pas et qui que nous soyons cela ne remet pas en cause ce que nous pensons.  
Nous sommes déçus que la forme est primée sur le fond, ou qu’elle ait finie par totalement évincer ce dernier, mais dans une faculté ou la chaire de sociologie porte le nom de Raymond Ledru, en ayant lu son ouvrage «  Le fond et la forme »,  nous pensions qu’il en serait autrement.
 
Nous ne cherchons pas à imposer un courant de pensée, encore moins un programme universitaire. Nous ne prétendons pas faire votre travail, mais il nous semble que c’est bien nous, étudiants, qui recevons un savoir/formation et nous pensons être en droit de donner notre avis. Encore une fois que cela soit comparable à l’inquisition nous laisse songeur. De plus vous dites craindre que vos travaux soient juger de la sorte, mais nous espérons que ce travail soit mené et avant tout par vous même. Considérez-vous toutes vos lectures et vos écrits comme vrais, ne les remettez vous pas en cause? Ne les soumettez vous pas à votre esprit critique?
 
On nous dit attendez un peu, la suite va vous plaire. Comme nous l’avons dit nous attendons toujours. Plus nous avançons et plus nous butons à ce que nous considérons être du conformisme. Oui il est vrai que certains auteurs que nous vous avons énumérés, sont cités en bibliographie, notre liste n’avait aucune prétention d’exhaustivité, elle est courte, subjective, incomplète. Mais c’est bien cela que nous reprochons, la relégation de ces auteurs en note de bas de page, quand nous aimerions une plus grande attention sur ces auteurs et bien d’autres encore. Il est entendu que nous devons par nous même mettre à jour notre propre bibliographie, mais réellement et honnêtement combien d’étudiants s’attèlent à ce travail? Très peu dans les premières années. Et en master beaucoup d’étudiants ne mettent pas en place ce pensum, ou ne se penchent pas sur ces auteurs injustement non traités, car cela ne leur parait pas nécessaire, voire être une perte de temps pour la réussite de leur carrière universitaire. Et cela même que l’envie de comprendre le monde social et notre mode de pensée est la base de la sociologie. Donc oui ne pas donner tous les outils nécessaires pour que les étudiants parviennent à mettre en place un travail d’autoréflexivité – pourtant indispensable à la science sociale. Ce que nous espérons est mis en place par l’ensemble du corps universitaire – ne pas favoriser un maximum d’approches aux étudiants nous dérange.
 
En tout cas, toute cette agitation pour un simple courrier, nous montre que nos intuitions sociologiques n’étaient pas le résultat de nos imaginaires marxistes mais qu’elles sont réellement d’actualité. Comme l’ont écrit certains « les sciences humaines et sociales sont menacées dans l’opinion publique », nous ne sommes ni les investigateurs de cette inquisition là (réel pour le coup), ni les responsables de la dévaluation de cette discipline. Si les sciences humaines et encore davantage la sociologie sont dans cette position, il n’en est de responsables que les différents acteurs de cette discipline. Si les sociologues ont de plus en plus de mal à se positionner où à inscrire leurs disciplines de manière précise sur l’échiquier non pas politique mais social, nous émettions l’hypothèse, simple postulat de départ qui demanderait une recherche épistémologique approfondie, que la sociologie post critique, en se voulant toujours plus objective( cela reste à prouver), finissait par se sentir seul dans un mode social où les idéologies antagoniques à défaut d’avoir disparu persiste encore ; mais nous le répétons ce n’était qu’une hypothèse. 
 
Dans tous les cas, vu la tournure que prennent les choses, nous vous avouerons que nous ne comptons pas poursuivre en master 2 recherche l’an prochain, tellement les chances de poursuivre en thèse sont minces et dérisoires. Ni même en master 2 pro, car la professionnalisation correspond selon les dires de certains élèves de ces promotions à de la spécialisation et de la micro analyse qui finit par être de la dé-sociologisation ou devons nous dire de la sociologie gestionnaire à la botte de commanditaires.
Aussi comme l’on rappelé certains peut être dans le but de nous avertir ou de nous dissuader, la trajectoire des sociologues critiques a fini dans le mur de la folie, nous préférons encore ce chemin, sortir des normes pour ne pas finir dans le mur du conformisme.
Mais nous allons poursuivre notre chemin en électron libre, en nous servant de la sociologie comme un outil de déconstruction du monde social et comme nous l’avons déjà dit pour armer la critique de la domination avec ces mêmes outils, il nous semble d’autant plus que ce travail est plus que nécessaire aujourd’hui. Et que cela déplaise nous garderons ce pseudonyme de sociologues masquées. Pour ceux qui seront intéressés de suivre les pas de leurs anciens étudiants noirs et rouges nous les invitons à consulter notre blog, « les sociologues masquées »
http://sociomasques.unblog.fr/.
 
Nous serions de mauvaise foi dans cette dernière lettre, si nous nous contentions de répondre à ceux qui ont critiqué ce courrier, sans remercier vivement ceux qui ont répondu de manière originale et détaché de leur position socio professionnel. Nous sommes heureux qu’il y ait encore des sociologues conscients, malheureusement si peu nombreux. Toutefois nous leur dirons qu’il ne suffit pas de citer Marx ou Lénine, pour nous contenter, cela montre bien que leur référence de sociologie critique commence à dater, serait-ce par faute de lecture ou  simplement par conformisme? Certains écrivaient que la sociologie critique doit être relancée, nous rajouterons « vraiment mais par qui? Par des sociologues??? »
 
Donc oui nous appelons plus qu’à une révolte, à une insurrection sociologique. Non aucune animosité dans nos propos, notre interpellation masquée n’a juste pour but que de faire avancer le débat inhérent à toute discipline scientifique…
 
Nous finirons sur cette touche humoristique, pour ceux qui comprendront, nous laissons la sociobobologie à ceux qui savent…
 
Cordialement
les sociologues masquées 

Par sociomasques le 28 août, 2008 dans sociologie
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LETTRE DES SOCIOLOGUES MASQUES AUX SOCIOLOGUES DU MIRAIL

Avertissements : La lettre que nous présentons ici, est une lettre que nous – sociologues masqués- avons envoyé aux sociologues de l’université du Mirail de Toulouse, lorsque nous étions encore étudiant. Notre objectif etait d’exprimer notre incompréhension quant à la place accordée à la sociologie critique dans les programmes d’enseignement.

Il parait tout de même étrange d’être arrivé en Master I et n’avoir simplement survolé – et pour certains ne pas avoir était informé – de la « nouvelle » sociologie critique. Il est vrai que les années universitaires sont limitées d’un point de vue temporel et le travail de découverte, de compréhension et d’assimilation de l’héritage de la sociologie classique est long de part sa richesse qualitative et quantitative ; du positivisme de Comte à la sociologie holiste de Durkheim en passant par l’approche compréhensive de Weber.  Le but de cette lettre est simple : nous ne comprenons pas pourquoi la sociologie critique est reléguée à une période socio-historico-politique antérieure et qualifiée de courant intellectuel dépassé ? Hormis l’étude de l’école de Francfort, de la sociologie marxiste et de la philosophie critique de Foucault, il ne nous a pas été donné l’occasion d’entrevoir la réactualisation et la mobilisation de ces outils et de ces concepts par des sociologues s’inscrivant dans la continuité de ces approches critiques. En revanche les occasions d’étudier les divers courants s’inscrivant en rupture avec la sociologie critique, se sont multipliées à plusieurs reprises. En effet nous avons étudié de nombreux auteurs durant notre cycle universitaire, et particulièrement en M1, dont les travaux ont uniquement pour but de travailler sur les limites de ces paradigmes afin de les dépasser, non pas dans l’objectif de les renforcer, mais de les remettre en cause – ou pourrions nous dire de les discréditer.  Ne peut-on pas qualifier d’acharnement intellectuel la manière avec laquelle ces auteurs ont été utilisés ; pour remettre en question, d’un point de vue épi-stémo-logique et théorique, la scientificité, voir même l’objectivité du travail sociologique d’un Pierre Bourdieu. La sociologie critique s’inscrit pour nous dans une remise en cause de tout objet observé et observable dans le but de mieux dé-construire le discours de la doxa, l’ordre dominant.  « Le sociologue est quelqu’un qui fait des recherches pour armer la critique de la domination avec les outils de la science », dixit Laurent Bonelli. Nous appelons ici à utiliser la critique pour étudier le monde social environnant. Durkheim nous a appris à écarter les prénotions ; à nous de remettre en cause notre mode de pensée, nos structures cognitives et institutionnelles. C’est ce qui nous parait évident et fondamentalement nécessaire de faire en cette période socio-politico-économique marquée par une privation des libertés individuelles, une censure sur toutes formes de réflexion intellectuelle, une volonté d’uniformisation de la pensée, la dichotomisation de tout phénomène sociale en deux camp : le bien et le mal, et plus grave encore l’exacerbation de toute forme de différences : ethnique,  religieuse, politique,….  Notre but n’est pas de décrédibiliser le courant post-constructiviste, voir post-structuraliste, mais nous pensons qu’il serait juste et légitime d’offrir aux étudiantEs TOUS les outils sociologiques nécessaires, pour faire preuve de réflexivité, pour re-penser le social ; et peut être permettre à la sociologie de re-panser le social. C’est pour cela que nous vous soumettons, sans aucune prétention, ni défi intellectuel, ni même sans aucune volonté d’instaurer entre les enseignantEs de l’UFR de sociologie et ses étudiantEs un rapport de force – ou devrons nous dire d’un rapport de justice - une liste de quelques sociologues et intellectuels actuels que l’on peut inscrire dans le courant critique : L. Wacquant, L. Bonelli, AM. Marchetti, S. Bouamama, A. Accardo, P. Corcuff, S.Halimi, P.Aries, P. Tévanian… Evidemment nous ne nous considérons pas comme des sociologues mais des étudiants frustrés et déçus de l’orientation de leur discipline, étudiants non pas utopistes mais optimistes de voir renaître rapidement la sociologie critique permettant d’aller à l’encontre du conformisme actuel. Nous avons choisi l’anonymat car nous pensons que les noms n’importent que peu, que cela ne sert qu’à mettre un visage sur un texte – et éventuellement une appréciation sur un mémoire. Les Sociologues Masqués 

Par sociomasques le 28 août, 2008 dans sociologie
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20 mai, 2008

Il paraît que Sarkozy…

Il paraît que Sarkozy est mal aimé. Oui, il paraîtrait, que dans les sondages, en bas, il restera. Cela est-il étonnant de la part de cet homo politicus pour qui la mise en agenda politique se fait à partir des résultats de sondages publics. Et sans faire de mauvaise analogie, je dirais que la déontologie des sondologues n’est autre qu’une sodomie mentale non consentie de l’opinion publique ; le pire étant que nombre d’entre nous trouvent ça logique.

Il paraît que Sarkozy est mal aimé …Il paraît même qu’il faudrait se réjouir. Alors réjouissons-nous que le bling-bling sarkozysme, que le président Fric-Frime – pour reprendre le Canard – que le politique-people, soit à ce point désapprouvé (même si aux yeux de certains cela n’est pas assez).
Youpi, que je suis content que ce pauvre con soit mal aimé…
..Houlala que je suis content…

…le problème c’est que je n’arrive pas à me réjouir. Allez savoir pourquoi !? Encore un coup de la théorie du complot.
C’est vrai, c’est un connard ce type et, il est bien que plus de la moitié des sondés – entendre par là, la moitié des français… – ne l’aime pas. Mais, car un « mais », il ne peut qu’y avoir, je ne peux me contenter d’un sentiment de bien être juste pour cela. Peut être devrais-je, comme le fait l’opposition, me contenter d’attendre bien sagement encore quatre années, en supposant que ce mauvais passage soit en fait durable – à la manière du développement, qui lui ne l’est pas, croissance et progrès obligent… – pour qu’enfin le Parti (des) S. revienne au pouvoir pour (re)mettre en place un Capitalisme de « gauche » – de gauche car moins « violent », moins « direct » économiquement et plus (pseudo-) social – qui nous rendrait heureux.
Le problème qui découle de ce sondage, est que c’est Sarkozy, et lui seulement – la personne – qui est mal aimé. Oui il est là le problème. C’est que les gens n’aiment pas Sarkozy …

… mais considèrent que la durée légale du travail doit être allongée car c’est bien connu il y a un problème avec le financement des retraites, il va manquer de sous, et comme nous vivons plus longtemps nous devons travaillez plus. Il n’y a pas d’autres solutions. Et puis à quoi ça sert la retraire d’abord ? À rien si on n’a pas d’argent donc mieux vaut travailler. Et puis quoi de mieux pour combattre l’inactivité.

Les gens n’aiment pas Sarkozy mais considèrent tous que le déficit public est une réalité, pourtant ils ne râlent pas quand le gouvernement augmente le budget de l’armée. A c’est vrai, suis-je bête, nous devons nous armer, enfin nous réarmer ! Non ce n’est pas pour enrichir un peu plus les lobbies de l’armement, qui disons le en passant sont les meilleurs amis de ce même président que les français n’aiment pas, et qui possèdent en plus la majorité des medias qui diffusent les sondages qui montrent que les français n’aiment pas ce même président qui est leur ami !! La boucle est bouclée, mais le français est toujours aussi con !! Non suis-je bête, il faut s’armer d’un nouveau porte-avion nucléaire car le notre est plein d’amiante, en plus nous faisons parti de l’axe du bien et il faut se préparer à se batte contre les méchants iraniens de l’axe du mal, qui eux-mêmes souhaitent s’armer d’un sous marin nucléaire, pour eux-mêmes se défendre contre ceux qu’ils appellent l’axe du mal… C’est à plus rien y comprendre…Enfin ce n’est pas grave, c’est juste une guerre de plus sur la map monde… et en plus elle n’aura pas lieu dans notre bel hexagone alors le français s’en fout…
Les gens n’aiment pas Sarkozy mais considèrent que les 35 heures n’ont amené que des problèmes et qu’il faut permettre à ceux qui le veulent de travailler plus pour gagner plus dit –on, mais gagner plus de quoi ? Plus de maladies liées à la pénibilité de nos taches manuelles, gagner plus de temps sur notre lieu de travail ou dans les transports en commun…en tout cas, ça ne sera pas plus d’argent quand on voit que les premières heures supplémentaires ne seront pas payer au tarif majoré des heures supplémentaires…c’est à plus rien y comprendre…

Les gens n’aiment pas Sarkozy mais réclament plus de pouvoir d’achat pour pouvoir consommer plus et s’endetter plus…c’est vrai que les gens aiment consommer ; en plus, ils vont avoir des semaines de soldes supplémentaires pour consommer et ainsi exister auprès de leur entourage. Et si leur banquier refuse de leur prêter un peu d’argent pour se vêtir d’habits marqués par la sueur de petits indonésiens tout maigres, ce n’est pas grave, ils iront directement opter pour un crédit revolving à 18 % de taux d’intérêt. Attend c’est normal non, en plus, il y a l’euro de football qui commence et si le français moyen n’a pas son écran plat géant, il ne pourra pas savourer les matchs de l’équipe de France… sans parler du tour de France, Rolland Garros et les beaux jeux de Pékin…c’est simple chaque été le français pose ses congés, il part dans un camping et la il pose le peu de conscience et de cervelle politique sur la glacière. Et pendant qu’il s’abreuve de jaune, de rouge et de bière, le gouvernement passe les reformes les plus dures, les moins sociales, les plus libérales et en deux mois, il casse tous les acquis sociaux d’un siècle…

Les gens n’aiment pas Sarkozy mais approuvent la professionnalisation et la privatisation de l’université. La faculté ne doit pas être un lieu d’enrichissement intellectuel et culturel…en plus pour lui, les universités adapteront leurs enseignements et leurs filières au bassin d’emplois locaux…ah une belle réserve de stagiaires payée au lance pierre et corvéables à merci…le français il pense que ça va leur faire du bien à tous ces étudiants gauchistes qui passent leur temps à bloquer les rues et empêchent l’honnête citoyen d’arriver à l’heure à son travail de trimer et de se lever tôt tous les matins… ils veulent quoi ces étudiants qu’on leur paye leurs études avec nos impôts , le français il rêve de leur mettre des grands coups de pied au cul à tous ces baba qui se la coulent douce et fument de la drogue douce en lisant des livres de sciences humaines ou de philosophie…faut pas rêver non !!!!

Les gens n’aiment pas Sarkozy mais approuvent, et même réclament le service minimum que ça soit dans les transports ou dans l’éducation. Ils ne veulent être pris en otage lorsque les cheminots, et tous ces privilégiés de fonctionnaires, font grève….
Les gens n’aiment pas Sarkozy mais considèrent les fonctionnaires comme des fainéants, des privilégiés incapables de se contenter de ce qu’ils ont. Qu’il est normal de leur supprimer certains privilèges car les autres (les salariés du privé, les artisans-commerçants) n’ont pas tant. Des privilégiés, qui ne savent que se plaindre, sont toujours en vacances ou RTT, pendant que, eux, honnêtes travailleurs, triment. De toute façon il y en a trop.
Les gens n’aiment pas Sarkozy mais considèrent les chômeurs et les Rmistes comme des parasites que l’on doit, par tous les moyens, remettre au travail, car il n’est pas normal que certains profitent, abusent des aides publiques. Et puis tous ces parasites qui ne veulent pas travailler, ils n’ont qu’à aller voir ailleurs. Non mais Oh ils ne font rien pendant que les bons français se tuent à la tache ; et en plus ils se plaignent !! De toute façon les gens n’aiment pas Sarkozy mais n’imaginent pas que l’on puisse ne pas travailler/vouloir travailler. C’est vrai que le salariat est quelque chose de « naturel ».

Les gens n’aiment pas Sarkozy mais considèrent qu’il y a trop d’étrangers en France. On ne peut pas accueillir toute « la misère du monde ».
Les gens n’aiment pas Sarkozy mais ne voit pas le problème avec les « camps de rétentions », ni même avec les rafles – qu’il s’agisse d’enfant ou non d’ailleurs. Tout cela est normal, il faut respecter les lois, quand on n’a pas de papiers, on n´a rien à faire en France. En plus ils piquent le boulot des français.
Les gens n’aiment pas Sarkozy mais considèrent que les « arabes » – ou «musulmans »…- et les « noirs » ne veulent pas s’intégrer, ils ne sont là que pour profiter des allocations, entretenir le racisme anti blanc, exciser leurs filles au couteau commando, voiler leurs filles et les marier de force (pour le français le machisme est génétiquement propre aux musulmans, car en France il y a eu la libération de la femme, Mai 68 et maintenant les femmes peuvent travailler en étant moins payées que les hommes, subir le harcèlement sexuel de leur patron, se taper toutes les tâches domestiques à la maison si elles ont la chance de ne pas faire parti des dix femmes qui meurent sous les coups de leur conjoint chaque mois en France, mais le français il est pas macho ça non !!!).

Mais c’est pas fini, les français n’aiment pas Sarkozy, mais comme lui, ils pensent que les musulmans ne sont bons qu’à égorger leur mouton dans leur baignoire (enfin leur jacuzzi car la vente de drogue leur rapporte pas mal à ces islamistes de banlieues, ça leur rapporte tellement qu’ils financent l’axe du mal uniquement avec ça, enfin l’axe du bien…euh l’axe du mal ???!!! enfin un des deux axes…)
Les gens n’aiment pas Sarkozy mais considèrent que le jeune homme, noir de peau, qui est poursuivi par la police a forcement quelque chose à se reprocher, et si il meurt à la suite de cette poursuite, c’est que les policiers n’ont rien pu faire face au danger que ce jeune avait pris pour leur échapper, ou alors, c’était surement de la légitime défense, dans le cas où les policiers ont usé de leurs armes.
En fait les gens n’aiment pas Sarkozy mais soutiennent la xénophobie étatique.

Les gens n’aiment pas Sarkozy mais considèrent normal de mettre en prison un gamin qui vole une clé USB ou celui qui vend des barrettes de shit au coin de la rue. Ce sont des délinquants qui pourrissent nos vies tranquilles, il est donc normal de construire toujours plus de prisons, tout autant que d’enfermer des enfants – car il est bien connu que c’est génétique la délinquance et que donc plus tôt on les enferme mieux c’est.
Les gens n’aiment pas Sarkozy mais considèrent que les pédophiles et les violeurs ont doit leur « couper les couilles ». La peine de mort ça avait du bon pour des monstres de cette sorte. En attend qu’on la rétablisse, la populace n’aime pas Sarkozy mais trouve normal que le gouvernement décide d’enfermer à vie des individus qui ont déjà purgé leurs peines.
Les gens n’aiment pas Sarkozy mais réclament plus de flics. Ils n’aiment pas Sarkozy mais appellent l’armée quand des jeunes de banlieue se révoltent contre l’injustice. D’ailleurs les résidences fermées ont le vent en poupe pour se protéger de cette racaille. Vive la biométrie, le fichage ADN, les caméras de surveillance, les boites anti jeunes et j’en passe et des meilleurs. Ils ne l’aiment pas mais considèrent que la prison est elle aussi naturelle, que c’est normal d’enfermer des individus qui ne rentrent pas dans les critères de « normalité » ; les « délinquants » tout comme les « fous », il faut s’en protéger, les évacuer de la polis.
Les gens n’aiment pas Sarkozy mais considèrent qu´il est préférable de concéder un peu de liberté pour un peu plus de sécurité.

Les gens n’aiment pas Sarkozy et tous les politiciens – ceux sont tous des pourris – mais continuent à déposer un bulletin dans les urnes. Ils n’imaginent pas autre chose que la démocratie dite représentative que l’oligarchie nous a imposée. Il est « normal » de déléguer à des autorités politiques qui ont le droit, avec leurs copains les patrons, de vie ou de mort sur chacun d’entre nous.

Les gens n’aiment pas Sarkozy et sa vie bling-bling mais aime bien connaitre la vie de la jet-set et pour cela lisent Gala, Voici, Closer, et autres merdes. C’est tellement bêêâû de pouvoir s’identifier à cette bourgeoisie, qui elle, remercie le bon peuple d’un : « merde » en refusant de redistribuer une petite partie de sa richesse au travers des impôts.

Les gens n’aiment pas Sarkozy mais aiment regarder TF1 et le journal de Pernault, la star ac’, capital, et d’autres imbécilités de la machine à abêtir. Il est tellement plus facile d’éteindre sa cervelle plutôt que la télévision.

En fait la populace n’aime pas Sarkozy mais considère qu’il n’a pas tout à fait tort. Elle n’aime pas Sarkozy, la personne, mais n’a rien à redire sur sa politique et les idées qu’il promotionne. La populace ne l’aime pas mais pense comme lui mais ne veut pas (se) l’avouer, car beaucoup se considèrent comme de « gauche ».

Parce que les gens n’aiment pas Sarkozy mais véhiculent ses idées je ne peux pas me réjouir……non je ne suis pas content ; je ne peux pas l’être…

Par sociomasques le 20 mai, 2008 dans Non classé
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